L’araignée de mer

L’araignée de mer, le plus fin des crustacés

Il est 7 heures de matin, le bateau de pêche “Le Téméraire” prend la mer. À son bord, deux marins-pêcheurs, dont Gérard Thomine. Ils doivent remonter la centaine de casiers mis à l’eau au cours des derniers jours. À l’intérieur, on trouve de l’araignée de mer. La haute saison commence tout juste. “Celles-là, ce sont déjà des jolies. Ça fait bien deux kilos, des comme ça, j’en ai pour 5, 6 euros la bête”, confie-t-il.

Vente en circuit court

De quoi compenser la raréfaction d’autres espèces, comme le homard ou le tourteau, mais pas assez pour dégager des marges confortables, particulièrement avec la hausse du prix du carburant. Avec cette pêche artisanale, Gérard Thomine rapporte 160 kilos de crustacés, après 7 heures en mer. L’équipage vend désormais directement au poissonnier, et notamment à la poissonnerie de Sandrine Leroy située à Saint-pierre-Église dans le val de Saire. Le circuit court, favorable aux artisans, est soutenu par les clients. L’araignée est également plébiscitée par les chefs, comme Gildas Gautier. Dans son restaurant le Patio, à Cherbourg-en-Cotentin (Manche), il l’accompagne de mangue, piment oiseau et citron vert…

Une grande araignée de mer

Une araignée de mer de 3,5 kg

En mai, trois compères, originaires du Cotentin et grands passionnés de pêche sous-marine, cherchaient de la dorade royale dans le secteur de Barfleur.

Ils ont décidé de plonger en apnée, à une vingtaine de mètres de profondeur, lorsqu’ils sont tombés nez à nez avec une araignée de mer énorme. Ils n’ont pas hésité longtemps avant de la remonter à la surface ! L’araignée de mer sortie de l’eau pesait 3,5 kg.

Il ne fallait pas moins de quatre “bons mangeurs” pour venir à bout de cette pêche fructueuse. La petite troupe retentera sa chance, soit dans le Val de Saire ou dans la Hague et avec, peut-être, toujours la même réussite.